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58 articles avec bavardages

Savon par Cécile

Publié le par Ma-L

Ca faisait très longtemps que Cécile voulais tenter de savonner, et on a fini par trouver un créneau pour le faire. Elle aurait volontiers testé un savon à l'avocat, ou à la banane, mais ce jour là il n'y en avait pas de disponible, elle s'est donc rabattue sur un savon aux flocons d'avoine.

Cécile voulait un savon simple et doux, on est donc parti sur un coco olive.

gant + chemisier à manches longues + tablier, on ne prend pas de risques

gant + chemisier à manches longues + tablier, on ne prend pas de risques

c'est elle qui m'a offert le moule!

c'est elle qui m'a offert le moule!

Il me semble que c'était plus par curiosité qu'autre chose... elle sait qu'elle peut se servir dans le stock quand elle veut (d'ailleurs j'en ai encore à l'avocat...)

 

J'aurais pas mis un an à écrire cette article, le savon à été fait en aout 2016

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Concours: pierre d'argile et savon noir

Publié le par Ma-L

Ça fait plus d'un an que je veux organiser ce concours, mais avec Loulou bébé je n'étais pas certaine d'arriver à gérer les résultats. Comme je commence à trouver du temps (un peu, comme vous le constatez, je n'ai pas repris un rythme de croisière), donc je vous le propose.

Comme vous l'avez vu si vous avez navigué sur le blog ces deux dernières années, j'ai beaucoup travaillé autour du ménage. Je vous propose donc de gagner une pierre d'argile et un échantillon de savon noir de ménage.

Pour participer on la fait simple: vous avez 15 jours (jusqu'au 4 octobre) pour participer en commentaire, et je tirerais le gagnant au sort dans la semaine qui suivra (au plus tard le 10 octobre).

Ouvert à tous y compris à l'international

Oups, je suis un peu en retard dans les résultats. Le gagnant est Catherine! J'attends votre adresse.

un coup d'oeil sur ce que vous pouvez gagner

un coup d'oeil sur ce que vous pouvez gagner

D'ici trois semaine la pierre d'argile aura eu le temps de sécher: je viens tout juste de la faire!

Bonne participation

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Nouvelle catégorie

Publié le par Ma-L

Ces derniers temps je tambouille peu, et quand je le fais, ce sont des recette éprouvée. Du coup, j'ai pas forcement grand chose à raconter (même si j'ai une dizaine d'articles à finir). Par contre, je tricote, je coud... et je suis fière (parfois) du résultat.

Du coup, comme je suis fière de moi j'ai envie le montrer... et comme c'est mon blog en fait, ben... c'est moi qui décide.

Donc ça va prochainement parler aiguilles par ici (enfin, si je me décide à écrire un peu...)

je laisse planer le suspens

je laisse planer le suspens

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Z'auriez pas une recette facile de savon?

Publié le par Ma-L

Bon, le titre est un peu une joke, mais là, je vais être un brin sérieuse. Le but de cet article, d'ailleurs, c'est qu'a terme je le mette en lien dans un avertissement devant toutes mes recettes de savons.

Mais je continuerais à mettre la quantité de soude que j'utilise. Même si je pense qu'on doit utiliser un calculateur. Parce qu'avoir une quantité de référence aide à se servir du calculateur, et aussi parce que je suis feignante: quand je refais une recette à l'identique j'ai pas envie de la recalculer.

Mais bref:

Non, il n'y a pas de recette facile de savon. Il y en a de plus simples que d'autres, on peut en copier ou en créer, mais avant de se lancer, il faut:

- connaitre les risques

- avoir regardé plusieurs tutos sérieux

- savoir utiliser un calculateur

- être au calme, avoir tout le matériel à porté de main et une tenue adaptée

Connaitre les risques

Le savon, ça se fait avec de la soude (ou de la potasse). La soude (ou la potasse), ça fait des trous. Dans les torchons, dans les éponges, et si on a pas fait assez attention, dans les doigts.

Quand j'étais petite, un berlingot d'eau de javel concentrée s'était percé dans un placard. Il y a eu une saignée d'un ou deux centimètres dans le bois. L'eau de javel, c'est une base, comme la soude.

Et sinon la soude vous connaissez, en fait: ça sert à déboucher les toilettes.

Ceci dit, pas besoin de paniquer trop non plus: Le fonctionnement d'une base (comme d'un acide) c'est plus c'est dilué moins c'est actif. Une goutte de citron dans un verre d'eau ça désaltère, de l'acide citrique en poudre (donc pur), ça sert à détartrer la baignoire. La soude en perle, c'est très concentré et donc très dangereux, mieux vaut mettre un plateau sous sa balance pour recueillir les grains qui pourraient se perdre. Une fois dilué au dosage savon, c'est encore très corrosif. Par contre, quand vous rincez votre matériel dans l'évier (2-3 litres d'eau), ça pique un peu mais ça ne brûle pas (les gants sont pas de trop encore pour la vaisselle, croyez moi sur parole: ça pique).

De même, à partir du moment où la trace arrive, une partie de la soude s'est transformée en savon. La pâte à savon est donc moins corrosive que la soude pure. En clair: allez vous rincer en cas de projection mais pas besoin d'aller aux urgences. Me faites pas dire ce que je n'ai pas dit non plus: la pâte à savon fraiche fait encore des trous dans les torchons, donc on rince tout de suite.

Avoir de l'eau à proximité de là ou on savonne, éventuellement du vinaigre (qui va neutraliser la soude), c'est indispensable. Porter des gants, des vêtements couvrants, des chaussures fermées, aussi. Les lunettes c'est bien. Le masque...

Vous lirez ça et là que le masque est indispensable. En savonnerie, le moment délicat, c'est la dilution de la soude. Vous vous souvenez peut-être, en TP au collège, sur le protocole il était parfois dit de faire une manip' sous la hotte. Parfois le prof laissait couler, parfois il le faisait vraiment. Avec une hotte pour 30 élèves, si le risque était bas...

Quand on dilue la soude, celle-ci chauffe et un peu de vapeur corrosive peut se dégager. On fait pas 30 kg de savon à la fois donc on est pas dans des quantités énormes. Si on a une fenêtre là ou on travaille on l'ouvre, on ne se met surtout pas au dessus de son récipient. La hotte de cuisine ne sera d'aucun secours, elle ne sert pas à ça. Le masque non plus: ce qu'on trouvera comme masque filtre les poudre (masque à plâtre), pas les vapeurs. Pour donner un ordre d'idée, c'est un peu comme se mettre au dessus de sa bouilloire quand on la détartre au vinaigre. Une fois, pas deux.

Enfin, si on s'est viandé dans sa recette le savon peut être caustique. Caustique ça veut dire qui gratte au mieux, qui brule au pire. Du coup les savons on les teste:

Soit on utilise du papier pH (le pH doit être inférieur à 9), mais c'est une échelle colorimétrique pas toujours simple à lire, surtout si le savon est coloré.

Soit on fait le test de la langue: si ça fait un choc électrique, c'est raté. Si ça à juste le goût de savon c'est bon.

Ou alors on est un peu inconscient (et le savon à l'air normal), et juste on se lave les mains avec. Voir ci dessous les savons pas normaux.

Avoir regardé quelques tuto sérieux

Je conseille une dizaine d'heure de lecture. Pour ma part j'ai laissé passer un an entre le moment où je me suis dit "je tenterais bien", et celui où je me suis lancée.

Mon site de référence est aussi celui dans lequel j'ai redécouvert la savonnerie (enfin plus exactement découvert que ça n'avait pas grand chose à voir avec mon cours de chimie), potion et chaudrons

Je vais aussi conseiller le dossier SAF d'aroma zone. Attention, pas leurs recettes. Elle sont faites pour vendre des moules, ça les choque pas du tout de faire un savon avec 80 g d'huile. Sur lequel une erreur d'un gramme fait passer de surgras à caustique. Et une partie en plus sont mal équilibrées. Lire l'avis de Morue moderne sur les recettes du livre (qui devraient être meilleures que celle du site, non?).

Mais leur dossier saponification est bien fait, clair, même si leur calculateur se limite aux huiles qu'ils vendent que leurs façon de calculer le surgraissage embrouille tout le monde.

Le blog des listée citronnée est aussi une mine. Il répond à plein de question qu'on se pose (et d'autres qu'on ne se posaient pas mais qui méritent de l'être).

Enfin, le blog soap session est un incontournable. Les savons du mois notamment sont un outils incomparable pour comprendre (ou pas parfois) l'effet d'une huile sur le savon.

Liste non exhaustive car mes sources sont très nombreuses. J'essaye de les citer le plus souvent possible. Vous pouvez aussi choisir un livre, mais toujours il faudra vérifier les recettes.

Savoir utiliser un calculateur

Bon, petite fierté, hein, mais mes deux articles sur les calculateurs sont les plus consultés du blog (et les plus partagés aussi). Donc je vous renvoie vers eux... qui vous renverront vers d'autres sites aussi:

comparatif des calculateurs

différences dans la prise en compte du surgraissage par les calculateurs

Réunir toutes les conditions

Une fois qu'on a pris le temps de se documenter, qu'on a choisi sa recette (simple, la recette: les fragrance et les colorants, on les garde pour un deuxième essai), qu'on l'a recalculé, il faut:

- choisir un moment de calme. On évite la semaine où on est fatigué, on s'assure que le chien le chat les enfants ne viendront pas déranger. On prévoit 3h devant soi (même s'il en faut moins)

- On s'habille en conséquence. Des matières naturelles (qui pourront "cramer" au contact de la soude, mais pas fondre comme ça peut être le cas pour d'autres), une tenue couvrante, des gants (les gants de ménage épais sont parfait, éviter les gants médicaux qui se trouent facilement), des chaussures fermées

- on organise son plan de travail de façon à minimiser les déplacements et les risques de chutes

- on pense aux détails: si on se fait un thé, on s'assure qu'on ne confondra pas la tasse avec un récipient qui a contenu de la soude...

Et on se lance...

Pour ceux qui auraient peur de se lancer seuls, on peut trouver des ateliers savons organisé par des formateurs professionnels (compter entre 40 et 80 euros matières premières comprises). On peut aussi chercher savonniers amateurs prêts à savonner à 4 mains.

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Publication irrégulière

Publié le par Ma-L

Depuis le début, j'ai toujours eu 3 mois d'avance dans mes publications. Ces trois mois d'avances ont déclaré forfait avec la naissance de Loulou. Même si j'ai réussi à écrire un peu, pas assez pour maintenir ce rythme d'un billet tout les 5 jours.

J'ai encore plein de brouillons en réserve, des projets aussi... mais pas le temps (ou plutô ce n'est pas ma priorité).

Le rythme de publication va donc être irrégulier.

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Faire son baume à lévre, c'est écolo?

Publié le par Ma-L

Mon premier baume à lévres

Mon premier baume à lévres

Je précise: cette série d'article est basée sur ma façon de faire. Donc ce que je consommais avant, ce que je fais maintenant. A chacun d'adapter à sa consommation.

Chez moi, le baume à lèvre, c'était l'achat d'impulsion par excellence: j'ai pas de baume à lèvre, j'ai les lèvres sèches, et hop, j'en achète. Je ne me souviens pas d'en avoir fini un tube. Soit qu'il ne me convenait pas, soit que je l'avais oublié dans une poche, soit que le tube était trop grand pour l'utiliser avant qu'il s'abime.

Bon, et maintenant, le match.

Faire son baume à lèvre, c'est bio

Si on veut. Je n'ai jamais acheté de baume bio, mais une partie des ingrédient que j'utilise pour faire du baume à lèvre sont bio (cire d'abeille notamment). Tout dépend de ses habitudes d'achats.

Faire son baume à lèvre, c'est durable

Beaucoup de baumes à lèvre du commerce vont utiliser des dérivés de paraffine. A la maison je n'en mettrais pas. Donc oui.

Faire son baume à lèvre, c'est local

Ça serait possible: prendre la cire à un apiculteur du coin, utiliser des huiles locales. On pourrait. Mais moi non.

Faire son baume à lèvre, c'est végan

Ça peut. La graisse animale la plus employé dans les baumes à lèvres, c'est la cire d'abeille. Elle est remplaçable par des huiles dures (beurre de cacao) ou des cire végétales (souvent obtenues par ajout d'acide stéarique). Et on peut s'en passer, on obtient alors des textures fluides.

Faire son baume à lèvre c'est zéro déchet

Pas forcement. Pour moi oui. en général j'utilise ce que j'ai dans mes placard, et ce sont de très petites quantités. Et comme j'en fait au maximum deux fois dans l'année... on est vraiment dans une consommation marginale. Là ou ça consomme, par contre, ce sont les contenants. Les tubes à gloss et les tubes de rouge à lèvres ne sont pas réutilisable. Solution: les petits pots.

Faire son baume à lèvre, c'est économe en énergie

Allez savoir... Dans ce cas comparer le procédé industrielle et le procédé maison n'est pas évident. Ils utilisent une turbine là où c'est mon bras qui bosse, mais quand je fait fondre mes ingrédients je chauffe souvent plus le bol que la matiére...

Pour conclure

 

  Baume à lèvre du commerce Baume à lèvre maison
bio possible possible
durable possible oui
local non possible
végan possible possible
zéro déchet non possible
économe en énergie non non

 

Avantage net au fait maison cette fois. Ceci dit il y a encore mieux: identifier une huile ou un beurre (olive, karité...) utilisé pour autre chose et qui convient pour le soin de lèvre. Sans mélange ni préparation. Mais c'est moins drôle à faire...

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Faire son savon, c'est écolo?

Publié le par Ma-L

Ben oui, quoi. Tambouiller dans sa cuisine avec des produits presque bio, ça doit être bon pour la planète, non?

Allez, on fait le match.

Faire son savon, c'est bio

Oui. Ou non. Mon premier savon 100% bio, je l'ai fait au bout de plus d'un an de savonnage. Alors effectivement une partie des huiles que j'utilise est bio (karité, colza, cire d'abeille une partie de l'huile d'olive et du beurre de cacao). Mais j'utilise aussi des huiles pas bio du tout (la végétaline, notamment, mais aussi l'arachide).

Par contre, dans le savon maison vous ne trouverez pas d'additif. Pas de conservateur (sauf de la vitamine E parfois, pour prévenir le rancissement), pas d'agent chélateur (le fameux EDTA, utilisé pour stabiliser le pH), pas de sulfates (tensioactifs alternatif aux savons, qu'on trouve dans les "savons sans savons" et les gels douches). Par contre les colorants et les fragrances... ce sont quoi qu'il arrive toujours des boites noires (sauf à utiliser des colorants naturels et des huiles essentielles)

Du coup comme avant d'en faire je n'achetais quasiment jamais de savon bio (en 5 ans j'en ai acheté un et on m'en à offert 2), c'est un progrès. Pour moi. Si vous achetez du savon bio, ne changez rien, c'est bon.

Faire son savon, c'est durable

Vous trouverez dans les livres de recettes et dans les blogs moults recettes à l'huile de palme. Certains savonniers ont même du mal à s'en passer. En ce qui me concerne, je n'en utilise pas, mais ne soyons pas borné, à mon avis le beurre de cacao, le beurre de karité ou l'huile de coco ne sont sans doute pas produits dans des conditions idylliques. Ceci dit, pour faire du savon on utilise uniquement des ressources renouvelables. Bon, les industriels aussi. Parfois polluantes (l'EDTA encore), mais renouvelable.

Faire son savon, c'est local

Non. Clairement pas. En tout cas pour moi. Disons que si je le voulais vraiment je pourrais chercher de l'huile de colza locale, vu ce qu'il en pousse ça doit exister. Mais si je voulais faire un savon local la solution la plus simple consisterais à demander à mon boucher du saindoux ou du suif de bœuf. Il est boucher-éleveur, le contrat serait rempli. Mais bon, j'ai pas envie...

Faire son savon, c'est végan

Non. enfin, ça peut. Mais moi pas. J'utilise fréquemment la cire d'abeille, et de temps à autre la graisse de canard (recyclage de graisse de cuisson).

Faire son savon, c'est zéro déchet

Même pas en rêve. Le savon, ça se vend très peu emballé. Un peu de papier, ou de plastique, voire rien. Ou alors une très jolie boite qui pourra resservir, tout dépend où on l’achète. Si je me base sur mes habitudes d'achat pré savonnite aiguë, en gros j'acheterais 24 savonnette dans l'année. Conditionnée par 5, je devrait m'en tirer à 30g de plastique non recyclable par an. Au lieu de ça j'ai besoin de 2 kilo et demi d'huile (en fait 2 à 3 fois plus parce que j'en offre, j'en échange), conditionné en bouteille de verre recyclable (olive, noisette, colza), en bouteille ou boite plastique - recyclable (?) (arachide, tournesol, cacao, amande douce), en emballage carton partiellement recyclable (coco), en boite réutilisable (karité)...

Alors oui, ces emballages sont réutilisable ou recyclable... mais la quantité est bien plus importante.

Mais surtout, les savons du commerces vont bien plus facilement utiliser des huiles et graisses non alimentaires: huiles de seconde pression (huile de grignon), graisse animales (le sodium tallowate qu'on trouve courament et qui fait pousser des grand "beurk" quand on explique ce que c'est). Soit une réutilisation de déchets. Qu'on ne peut pas reproduire chez soi (ou difficilement).

Faire son savon, c'est économe en énergie

Carrément. Le savon du commerce est produit à chaud. Pour le savon de Marseille, par exemple, il faut 4 jour de cuisson. Le savon à froid lui nécessite très peu d'énergie: simplement faire fondre les huiles dures, et le mixage (qui peu se faire à la main). Ceci dit, de plus en plus de savonniers en proposent. Il suffit de se renseigner.

  savon du commerce savon maison

Pour conclure

 

 

bio possible possible
durable possible possible
local non non
végan possible possible
zéro dechet possible non
économe en énergie non oui

 

 

Faire son savon, ça peut être écolo. Ou pas. C'est comme on veut. Mais on peut aussi acheter du savon qui sera écolo (et même saponifié à froid). Du coup, si la seule motivation pour faire du savon est de sauver la planète, autant l'acheter. Bon, aprés, le faire... c'est aussi le plaisir du fait maison.

Publié dans bavardages

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Atelier savon: première

Publié le par Ma-L

Suite à la remarque d'une lectrice, je me permet d'ajouter un avant propos: cet article n'est pas du tout destiné aux débutants, mais aux participantes de l'atelier et à ceux qui chercheraient des idées pour en organiser un. Je précise que cette rencontre n'était pas professionnelle (dans ce cas il faut que les recettes soient validées par un toxicologue, il me semble), et s'adressait à des personnes qui s'étaient déjà beaucoup renseignées par elle-même.

Enfin, je leur ai dit et donc je vous le dit aussi: toujours recalculer la soude avant de faire une recette, même si la source semble sérieuse!

On m'a demandé si j'étais partante pour initier une bande de copines, déjà cosméteuses, tentée par la savonnerie mais n'osant pas se lancer. Je ne les connais pas toutes, mais j'entends souvent parler d'elles et j'ai envie de les connaitre. Et puis partager un truc qu'on aime...

On a commencé par une discussion assez longue, j'ai beaucoup insisté sur l'importance du calcul de la recette. Elles n'ont pas toutes essayé de maitriser l'outil mais au moins elles savent que ça existe et que c'est important (enfin j’espère).

On a trouvé une date, j'ai choisi de leur faire faire trois recettes:

Pour commencer, la recette classique

150 g d'huile de coco

350 g d'huile d'olive

68 g de soude (surgraissage à 8%)

160 ml d'eau

Mode opératoire

Enfiler les gants si ce n'est pas déjà fait et s'assurer d'être suffisamment protégé

Peser la soude en perle

Mesurer l'eau avec un verre doseur (un peu trop d'eau ne portera pas à conséquence)

Verser la soude dans l'eau en créant un tourbillon avec une grande cuillère (toujours la soude dans l'eau: le contraire pourrait créer des projections de soude concentrée). C'est à ce moment là que les vapeurs se dégagent, donc on évite de mettre le nez au dessus. Laisser en attente dans un endroit sur (l'évier, c'est bien)

Peser l'huile de coco.

Faire fondre l'huile de coco (au micro onde par tranche de 2 minutes ou au bain marie)

Peser l'huile d'olive directement dans le pichet à savon.

Préparer les moules

Verser l'huile de coco fondue dans l'huile d'olive en remuant. La température du mélange sera suffisamment basse.

Verser la soude dans le pichet à savon

Mixer jusqu’à l'obtention d'une texture de crème anglaise

Verser en moule

Il s'agit d'un savon très doux, qui mousse peu, adapté aux peaux fragiles.

Pour continuer, le savon 100% facile, avec des fantaisies:

500g d'huile de coco

244 g de lessive de soude (surgraissage à 20%)

Fragrance fleur d'oranger

Si on est aventureuses, marbrage en one pot à l'orcanette ou au mica clémentine Le savon coco se prête au marbrage, puisqu'il est blanc. Ceci dit la fragrance devrait légèrement le colorer.

Mode opératoire

Faire fondre l'huile de coco (au micro onde par tranche de 2 minutes ou au bain marie)

Préparer le moule

Enfiler les gants si ce n'est pas déjà fait et s'assurer d'être suffisamment protégé

Mesurer la lessive de soude à l'aide d'une balance au gramme prés (un verre doseur serait trop imprécis)

[faire fondre le macérat d'orcanette/ mélanger le mica avec un peu de caprilys]

Verser l'huile de coco dans le pichet à savon (on ne chauffe pas directement l'huile dans le pichet à savon pour éviter que celui-ci garde la chaleur). On attendra pas dans ce cas que ça refroidisse: Abaisser la température des huiles est intéressant pour contrôler la trace et la phase gel, ce qui ne nous importe pas)

Verser la soude dans l'huile

Mixer jusqu'à obtenir une texture de crème anglaise

Ajouter la fragrance, mélanger

[verser le macérat d'orcanette/ le mélange mica-caprylis dans le pichet à savon et mélanger légèrement à la baguette chinoise pour obtenir un début de marbrage]

Verser dans le moule

Et enfin, si on a le temps, un savon comme c'est qu'on veut

Choisir une formule sur le blog, ou en créer une a partir des huiles disponible, histoire de se familiariser avec le calculateur prédictif. Mais bon en fait on a préféré manger un gâteau.

On a causé brossage à sec et extracteur à jus, elles sont reparties avec un peu des deux pâtes à savons dans des boites en plastique récupérée, j'ai mis le reste en cure chez moi. Probablement elle n'en referont pas toutes, mais on a passé un bon moment et la fragrance fleur d'oranger embaume, on croirait que c'est pour de vrai...

Comme ça celle qui n'ont pas pu venir pourront tester le résultat aussi

Comme ça celle qui n'ont pas pu venir pourront tester le résultat aussi

Publié dans bavardages, recettes

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Un mois-un mot: offrir

Publié le par Ma-L

Du temps, de l'argent ou les deux à des causes qui me tiennent à cœur. De l'attention à mes proches (ce n'est la plus simple). Des moments de répit à mon conjoint qui mène un peu tout de front. Des petites attentions à des connaissance. Des faire part, puisqu'on a fini par les faire (3 mois, c'est bon, non). Un thé à ceux qui viennent me voir. Et des cadeaux de Noël...

J'ai l'impression que ce principe sera difficile à renouveler par la suite. Donc à partir de janvier je causerais écologie en début de mois.

Rendez vous le premier janvier si tout va bien...

Publié dans bavardages

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Test DMN: L'éponge Konjac

Publié le par Ma-L

Quand Pascale m'a dit "j'avais l'intention de te faire tester l'éponge konjac", je me suis retrouvée un peu embêtée. L'éponge konjac c'est un produit que j'utilise depuis plus d'un an maintenant, j'en ai déjà parlé ici, alors je teste quoi?

Et puis Cécile m'a dit au détour d'une conversation "tu sais qu'on peut s'en servir pour laver les bébés", et donc voilà. Le test est trouvé.

Ben tiens, c'est pas la même

En ouvrant mon colis, première (petite surprise): l'emballage à changé. Ça tombe bien, on m'a plusieurs fois fait la remarque "mais on sait pas trop comment l'utiliser". Là, c'est marqué. En anglais, certes. Mais c'est pas trop difficile à comprendre.

Autre différence: elle est un peu moins épaisse et plus large. Bon, ça change pas énormément les choses. La prise en main est meilleure mais pour une éponge visage ce n'est pas spécialement important.

Enfin elle n'a pas tout à fait non plus la même texture. Elle est moins dense. Au toucher c'est moins agréable, un peu gélatineux, mais par contre c'est bien plus doux à utiliser. Du coup je préfère comme ça.

à gauche celle que j'utilise depuis 2 mois, au milieu l'emballage et à droite la nouvelle

à gauche celle que j'utilise depuis 2 mois, au milieu l'emballage et à droite la nouvelle

Et ce test alors?

Comme j'achète mes éponges sèches (comme ça je ne me pose pas de question sur la conservation, l'étanchéité de l'emballage ou ce genre de chose), il fallait avant tout la réhydrater. Je l'ai donc jetée dans la baignoire qui se remplissait pendant que je déshabillais Loulou. Le temps de vérifier la température, et hop, l'éponge était prête et moi aussi.

J'ai ensuite frotté l'éponge sur le savon, puis frotté Loulou. A ma grande surprise il a fallu que je remette du savon: contrairement à une éponge classique, l'éponge konjac n'absorbe pas particulièrement... et donc le produit reste en surface. Comme pour moi je l'utilise seule je ne l'avais pas constaté. Ça me semble intéressant pour celle (ou ceux) qui veulent l'utiliser avec un gel démaquillant ou une eau micellaires.

Bon, pour le bain de bébé je trouve ça ni plus ni moins pratique que de le savonner à la main. Je pense donc la récupérer pour moi...

Par contre, comme j'étais occupée avec la baignoire je l'ai suspendue au crochet de la douche. Et le soir en me lavant je me suis rendue compte que le jet tombais dessus et la réhydratais parfaitement. Du coup j'ai suspendu la mienne à coté, puisqu'un des défaut de cette éponge et que lorsqu'elle sèche il faut la laisse un moment dans (ou sous) l'eau tiède pour qu'elle regonfle.

En résumé

* La boutique à changé de fournisseur. L'emballage est plus explicite et la texture plus souple

* Je ne trouve pas que l'éponge soit mieux pour laver un bébé. Mais ça conviendra à ceux qui préfèrent ne pas laver un enfant directement avec la main

* l'éponge absorbe peu le produit qu'on met dessus. Tant mieux, puisque ce n'est pas pour l'éponge mais pour la peau qu'on l'utilise

* accrochée sous la douche, l'éponge se réhydrate facilement (mais s'use plus vite: il y a un choix à faire)

* et elle coute 2 euros 90 ce qui n'est vraiment pas cher.

Du coup, c'est un vrai test. Et l'avis de Loulou?

Mais qu'est-ce qu'on me fait pas faire!

Mais qu'est-ce qu'on me fait pas faire!

Publié dans bavardages, enfants

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